Un symposium à la mémoire du Prof d’université Mohamed Alimou Camara

(Guineeco.info)-Le professeur d’université, Mohamed Alimou Camara, décédé le  02 novembre 2017  à l’âge de 50 ans, a rejoint sa dernière demeure le vendredi dernier à Conakry. Pour lui rendre un dernier hommage, le commissariat général de l’événement « Conakry, capitale mondiale du  livre 2017 » a organisé un symposium en son honneur à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry.

A l’occasion de ce symposium, plusieurs grandes fulgures de la littérature africaine et mondiale et des amis du défunt se sont relayés pour lui rendre des hommages appuyés. Mohamed Alimou Camara, l’un des concepteurs du Forum des médias et du dialogue interculturel, dont il été le président international, a été rappelé  à Dieu quelques jours avant cet événement.

« On va regretter ton écoute, ta présence, tes bons conseils, tes analyses toujours pertinentes, ton sens d’humour dans les moments les plus tragiques», a déclaré Aminata Keita,  membre du club des amis restreints du regretté Alimou Camara.

La mort d’Alimou afflige particulièrement l’université Paris-Est Créteil où il a enseigné les lettres modernes : « Vendredi 03 nombre 2017, la nouvelle tombe, impensable. Alimou tu ne reviendras plus de Guinée. Tu ne seras plus à ta place auprès de tes collègues. Le monde est ouvert à toi. Tu as toujours créé des liens entre les gens, la science, la culture, les technologies, liens entre l’Afrique et la France et les pays francophones. La nouvelle nous laisse très terrifiés, effarés et sans voix», déclare Philipe Bruner, représentant de cette université aux funérailles de M. Camara.

Venu prendre part au Forum des médias et du dialogue interculturel, sur invitation d’Alimou Camara en personne, le célèbre écrivain Guinéen, Mohamed Alioune Fantouré, s’est dit dépassé. « Je me souviens encore de ma dernière conversion avec Alimou, je leur ai dit tous les deux, avec Mohamed Salifou Keïta (Ndlr: célèbre animateur de l’émission Papier, Plume, Parole à la Télévision guinéenne), vous me sortez de ma tanière. Tout ce que je fais c’est à l’ombre. Ce que nous avons fait pour notre vie, ça appartiennent à la prospérité de notre pays, pour le continent et de ses traces… Et pour moi, toujours, on peut pleurer de l’existence l’humain, de ce corps qui s’en va. Mais, lui ne  s’en va pas. Il est quelque part dans les étoiles qui brillent la nuit», poétise l’auteur du Cercle des tropiques aux côtés duquel on notait la présence d’autres hommes de culture. Il s’agit, entre autres, de l’ancien ministre Sénégalais de la culture, Makhily Gassama, des écrivains Guinéens Tierno Monènembo et Youmoussa Sidibé.

Mamoudou Boulléré Diallo

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