Réouverture des audiences criminelles du TPI de Kaloum: 52 dossiers inscrits au rôle

 Guinée Eco)-Les audiences criminelles ont repris au tribinal de première instance de Kaloum ce mercredi 3 juin 2020 avec pas moins de 52 dossiers inscrits au rôle. Elles avaient été suspendues par le ministère de la Justice pour des raisons liées à la pandémie de Covid-19. Des dossiers tels que les référés, les flagrances et autres urgences faisaient exception.

Désengorgement de la maison centrale de Conakry, parfaire le climat de confiance entre la justice et les justiciables ainsi que le respect du droit des détenus sont quelques raisons évoquées par le ministre garde des sceaux à la réouverture de ces audiences.

« Il y a des gens qui sont en détention depuis trois au moins cinq ans au plus sans être jugés. C’est un fait qui constitue une violation de leurs droits fondamentaux », a avoué le ministre Mamadou Lamine Fofana.
Les audiences ont pu s’ouvrir ce matin, grâce à l’appui des partenaires au développement, souligne le ministre de la justice.

« C’est à ce titre, avec l’appui de nos partenaires, que nous avons tenu à ce que ces audiences là se tiennent en respectant les règles de la situation sanitaire. Je suis très heureux de voir que dans la salle, la distanciation et le lavage des mains sont respectés. Vraiment, tout se passe comme prévu selon notre souhait de voir ces audiences se tenir », se réjouit-il.

La présidente du tribunal de première instance de Kaloum, Hadja Mariama Doumbouya a rassuré de l’impartialité qui va caractériser son jugement.
« Nous avons 52 dossiers en lice, près de 71 concitoyens accusés des faits graves comme l’assassinat, meurtre, viol et autres. Donc, il faut en moins de 30 jours, que ces faits soient purgés et jugés », indique Alpha Sény Camara du ministère public.

Les geôles guinéennes sont saturées. Et des citoyens se plaignent d’être brimés dans leur droit. Plus d’une cinquantaines de cas de coronavirus sont signalés à la maison centrale de Conakry. Ce qui constitue un motif d’inquiétude pour la santé des détenus, de l’administration pénitentiaire et du ministère de la justice. « C’est pour désengorger un peu la maison centrale et permettre aux gens de se dire que la justice au moins a été établie », justifie le parquet.

Pour cette première journée d’audience criminelle, un seul dossier était inscrit au rôle . Il s’agit de l’affaire M’Mah Camara, poursuivie pour << coups et blessures volontaires exercés sans intention de donner la mort, mais l’ayant cependant occasionné ». Des faits prévus et punis par l’article 248 du code pénal.


Mamoudou Boulléré Diallo pour Guinee-eco.info

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