Réglementation : la Guinée accentue le combat contre la chicha

(Guinéeco.info)-Les autorités guinéennes envisagent d’importantes mesures pour réglementer l’importation, la vente et consommation de la Chicha afin de préserver les populations, notamment les enfants du pays, des effets nocifs de cette forme de tabac qu’on mélange souvent avec de la drogue.

Le ministère du commerce en collaboration avec la Douane et les services spéciaux chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé sont à pied d’œuvre pour combattre cette ‘’menace à la santé publique’’. Le mardi 4 avril dernier, devant la presse, le ministre du Commerce, M. Marc Yombouno a indiqué que le constat fait sur le terrain révèle que la chicha est devenu un réel problème de santé à cause des substances nuisibles qu’on mélange avec ce tabac en Guinée.

« La consommation de cet stupéfiant est une menace pour la santé à cause notamment des subsistances nuisibles à la santé comme la drogue qu’il comporte. Maintenant que nous sommes protégé par un arrêté, nous n’allons pas badiner avec ceux qui vont persister. L’équipe du Colonel Tiegboro (Ndlr : secrétaire général des  services spéciaux chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé) est là pour ça! », fait remarquer le ministre Yombouno.

Désormais, tout usage de la drogue à travers la chicha entraine des sanctions disciplinaires affirme Alseny Hervé Camara, directeur national du commerce intérieur avant d’ajouter :  « Toute personne commercialisant la chicha doit afficher de manière clairement visible  et lisible devant son point de vente que la vente est interdite aux enfants de moins de 18 ans. Il est interdit  tout terme trompeur incitant la consommation de la chicha. Sa vente auprès des établissements d’enseignement est formellement interdite».

Pour protéger la population contre les risques liés à la consommation de la chicha,  le secrétaire général des  services spéciaux chargé de la lutte contre la drogue et le crime organisé à la Présidence de la République ne portera pas des gans. «  Nous serons sans état dames. D’ailleurs on aurait dû nous limiter à un seul importateur, car ce n’est pas le riz ça! Nous avons 350 importateurs des faux produits en Guinée,  nous n’allons pas continuer à observer, vu l’insécurité sanitaire, avec la vente illicite dans ce secteur. La protection de la santé de nos enfants et celle de nos mœurs sont deux choses qui nous motivent», déclare le colonel Moussa Tiegboro Camara.

Mamoudou Boulléré Diallo

 

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