Mode : vers la 3e édition du festival international de la mode guinéenne

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(Guinéeco.info)-Initialement prévue du 17 au 23 avril, la troisième édition du Festival international de la mode guinéenne (FIMOG) a été reportée du 08 au 13 mai prochain pour permettre aux organisateurs de peaufiner les préparatifs de cet évènement culturel qui verra la participation de stylistes de 14 pays d’Afrique et d’Europe.

L’annonce a été faite le vendredi 14 avril dernier au cours d’une conférence de presse co-animée par Mamadou Alpha Ly, directeur de la maison Alphao, qui organise ce festival, et le ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine historique, M. Siaka Barry, dans un réceptif hôtelier de Conakry.

Cette troisième édition du FIMOG placée sous le thème : « Emergence des jeunes talents guinéens » se déroulera au stade du 28 septembre qui, dit-on, sera aménagé pour l’occasion. L’événement est placé sous le haut patronage de la première dame de la République.

Devant les journalistes, le patron d’Alphao a plaidé pour la promotion de la mode guinéenne qui, dit-il, est en train d’évoluer en solo et d’être oubliée au profit d’autres formes d’expressions culturelles.

« Il est temps de rappeler le lien qui existe entre la culture et la mode, parce que certains ont tendance à les dissocier. Aujourd’hui, la mode est un vecteur de développement socio-économique. Donc, si nous voulons remédier aux problèmes comme l’immigration clandestine, les délinquances juvéniles et que sais-je encore, il nous faut favoriser l’auto-emploi, encourager ceux veulent être eux-mêmes », a-t-il indiqué.

Selon lui, il  faut que les gens sachent que la mode est liée à la culture.  Malheureusement, déplore-t-il, il y plus d’engouements quand il s’agit de la musique ou du théâtre. Or, à travers la mode aussi, il estime qu’on peut hisser haut  le drapeau guinéen.

Expliquant les raisons du report de ce rendez-vous annuel, il a déclaré : « La raison du report est juste pour nous une manière de mieux l’organiser par ce qu’il faut faire déplacer les stylistes et tops modèles de l’intérieur du pays et les invités de 14 pays étrangers devant venir. Il faut se rassurer de tout avant de se lancer »

Pour ce qui est du but visé par l’organisation de cet évènement, il affirme que c’est pour promouvoir les jeunes guinéens évoluant aussi bien dans sa structure que dans d’autres.  «  Notre objectif est  de pouvoir faire émerger plein de jeunes talents y compris coté stylistes et que des mannequins pour les mettre en sur la scène, faciliter leur expression.  Je suis persuadé que la mode un vecteur incontournable de la communication qu’il faut explorer. Nous avons remarqué que nous sommes toujours les-mêmes dans les grands évènements. Il faut préparer la relève», conseille-t-il.

Accompagnement de l’Etat assuré

Après les deux éditions réalisées sans aucun un soutien de l’Etat, cette fois ci le ministère de la Culture aura accepté d’accompagner la maison Alphao dans l’organisation de la troisième édition du FIMOG afin d’accroitre la visibilité de l’événement. Cet accompagne s’exprime par la mise à disposition du Stade du 28 septembre et l’octroi de billets d’avions aux invités venant de l’étranger, se félicite Bah Alpha Ly

« Pour un ministère de la culture qui veut sortir des sentiers battus et qui ne veut pas être vu comme un simple ministre de la musique et de la dance, je pense que c’est une bonne chose de venir parler de la mode guinéenne et surtout de montrer à la face du monde la diversité culturelle de notre pays », a concédé le ministre Siaka Barry. Pour lui, c’est déjà une prouesse pour la maison Alphao d’avoir réussi à organiser les deux premières éditions du FIMOG sans fiasco.

« Nous sommes agréablement surpris. Nous n’allons pas hésiter de nous associer à la belle démarche d’Alphao pour faire de Conakry la vitrine de la mode internationale c’est bien possible», dit-il.  Selon lui, la Guinée commence à entrer dans la phase adulte, celle de la promotion à l’international.

« Nous étions dans une profonde léthargie, mais nous nous réveillons pour redonner à la Guinée sa place de choix dans la culture. Je déplore que ce soit seulement à la troisième édition que nous puissions leur venir en aide. Nous ne faisons que notre boulot en accompagnant ces genres d’initiatives », fait remarquer le ministre Barry.

Mamoudou Boulléré Diallo

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