Liberté de la presse : un journaliste de Guineematin pris à partie par des enseignants

(Guinée Eco)-Le journaliste Alpha Assia Baldé du site Guineematin.com, qui couvrait une rencontre pour une sortie de crise dans le système éducatif guinéen, a été pris à partie par des enseignants, le lundi 27 janvier 2020, au Ministère de la Fonction publique. Ceux qui s’en sont pris à lui n’ont pas apprécié le terme « dissident » qu’il a employé dans une dépêche pour les qualifier parce qu’ils prétendaient représenter le Syndicat libre des enseignants-chercheurs de Guinée (SLECG) dirigé par Aboubacar Soumah.

Alpha Assia Baldé (Photo d’archives)

 « J’ai constaté que dans la salle, il y avait des syndicalistes dirigés par Dame Kadiatou Bah, et d’autres que j’ai qualifiés de dissidents, parce qu’il y avait Oumar Tounkara (Secrétaire général-adjoint du SLECG) et Mohamed Bangoura (ancien porte-parole du Slecg), tous exclus de la structure que dirige Aboubacar Soumah. Quand ils ont lu mon article dans la salle, ils sont sortis en groupe, en insultant », relate Alpha Assia Baldé au micro d’un reporter de Guinee-eco.info.

« Ils m’ont qualifié de journaliste alimentaire, de bâtard, de vendu, d’infiltré. Il n’ ya pas ce qu’ils ne m’ont pas dit. Finalement c’est Dame Kadiatou Bah, en personne, qui venue calmer ses camarades, alors que c’est elle qui était allée les chercher pour qu’ils nous agressent », ajoute notre confrère, visiblement très en colère.

Cet agissement méprisable des enseignants, sensés êtres des éducateurs, à l’encontre des journalistes reporters n’est pas un phénomène nouveau. Très souvent, les hommes de médias font l’objet de violence en Guinée. Certains sont même arrêtés en plein exercice de leur métier. Rien qu’en ce mois de janvier deux journalistes : l’un relevant d’une radio rurale et l’autre un correspondant de la radio Lynx FM et du site Guineematin à Kankan ont subi des violences en Haute Guinée.

Curieusement, face aux exactions commises sur les hommes de médias, l’on note l’inaction de certains patrons de presse. D’où l’appel lancé par de nombrux journalistes reporters en faveur d’une synergie d’action des associations professionnelles de presse pour   mettre fin à ces pratiques d’intimidation et d’humiliation des journalistes guinéens.

Mamoudou Boulléré Diallo.

Leave A Reply

Your email address will not be published.