Liberté de la presse : La Syrie est le pays le plus meurtrier pour la cinquième année d’affilé (Rapport)

New York, le 19 décembre 2016Le nombre de journalistes tués dans l’exercice de leurs fonctions est en voie de diminuer en 2016 par rapport à des niveaux record récents, étant donné que moins de journalistes ont fait l’objet d’assassinat ciblé et la guerre est devenue la bataille la plus meurtrière. Le Comité pour la Protection des Journalistes l’a constaté dans son analyse annuelle. Les décès au combat ou à la suite des tirs croisés ont atteint leur plus grand nombre depuis le  2013, à cause des conflits qui trainent au Moyen-Orient.

Au moins 48 journalistes ont été tués dans le cadre de leur travail entre le 1er janvier et le 15 décembre 2016, contre 72 dans l’année civile précédente. Le CPJ enquête sur les décès d’au moins 27  journalistes au cours de l’année pour déterminer ces décès avaient un rapport avec le travail. Les données du CPJ sont recherchées et contrôlées selon des critères strictement journalistiques.

Plus de la moitié des journalistes tués au cours de l’année sont morts au combat ou à la suite des tirs croisés, ce qui constitue la plus forte proportion de meurtres depuis que le CPJ a commencé à tenir des registres. La Syrie a été le pays le plus meurtrier pour les journalistes pour la cinquième année d’affilé. Au moins 14 journalistes ont été tués en Syrie en 2016, soit le même nombre qu’en 2015, ce qui amène le nombre total qui y sont tués dans l’exercice de leurs fonctions depuis le déclenchement du conflit à au moins 107.

« C’est indéniablement une bonne nouvelle que moins de journalistes soient assassinés, et le déclin montre l’importance cruciale de la lutte pour mettre fin à l’impunité », a déclaré le Directeur Exécutif du CPJ, Joel Simon. « Cependant, les journalistes qui couvrent la guerre continuent d’être tués à un taux extraordinairement élevé, un reflet de la brutalité et de l’imprévisibilité du conflit moderne ».

Historiquement, près de deux tiers des journalistes tués font l’objet d’assassinat ciblé en représailles par rapport à leur couverture, contre environ un tiers en 2016. Le CPJ a identifié 18  journalistes tués cette année, le nombre le plus bas depuis 2002. La raison pour cette baisse n’est pas claire et pourrait être le résultat d’une combinaison de plusieurs facteurs détaillés dans le rapport.

La guerre a été la bataille la plus dangereuse pour les journalistes cette année, couverte par 75 pourcent des victimes. Les groupes politiques, y compris les organisations militantes islamistes, étaient responsables de près de la moitié des meurtres de journalistes. En réponse au niveau élevé de meurtres liés au conflit ces dernières années, le CPJ a créé une Equipe d’Intervention en cas d’Urgence et prévoit publier un rapport sur la sécurité en 2017.

Le CPJ a commencé à compiler les enregistrements détaillés sur tous les décès des journalistes en 1992. Le CPJ considère un cas liée au travail uniquement lorsque son personnel est raisonnablement certain qu’un journaliste a été tué en représailles directes pour son travail; à la suite des tirs croisés liés au combat; ou lors d’une mission dangereuse. La liste du CPJ n’inclut pas les journalistes qui sont morts à la suite d’une maladie ou ont été tués dans des accidents de voiture ou d’avion.

CPJ

 

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