Journée internationale de l’éducation : du Kenya au Cameroun, les étudiants trouvent la clé de la réussite dans les « STEM » à PAULESI

(Guinée Eco)-Dancan Onyango a quitté le Kenya en 2017 pour aller étudier à l’Institut de l’université panafricaine pour les sciences de la vie et de la terre (PAULESI) au Nigéria. Il est désormais l’heureux titulaire d’un doctorat en gestion environnementale. Après avoir obtenu son diplôme en mai 2021, il est retourné au Kenya et occupe aujourd’hui un poste de chef de projet et responsable principal de la protection de l’environnement dans une société de conseil en gestion et développement de l’ingénierie.

« Vous découvrez comment des jeunes sont capables de travailler dur pour joindre les deux bouts dans un contexte économique très difficile dans la plus grande économie d’Afrique. La plupart d’entre nous ont rapporté chez eux ces grandes leçons apprises au Nigéria », raconte-t-il au sujet de l’Institut, qui se trouve au sein de l’université nigériane d’Ibadan.

Âgé de 33 ans, il fait partie des plus de 400 diplômés d’un master ou doctorat de PAULESI, qui offre aux jeunes Africains les compétences et les certifications nécessaires pour réussir leur carrière dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (acronyme STEM). Financé à hauteur de huit millions de dollars par la Banque africaine de développement et par la Commission de l’Union africaine (montant non spécifié), l’Institut compte 605 étudiants issus de 45 pays africains.

Les responsables de l’Institut affirment que les femmes représentent plus d’un tiers de son effectif étudiant, ce qui s’inscrit dans le cadre d’un effort visant à transformer les opportunités éducatives sur tout le continent. Le nombre de femmes dans le domaine des STEM en Afrique est « effarant », déclare la professeure Esther Akinlabi, directrice de l’Institut.

« Les statistiques relatives aux étudiants qui suivent des formations dans le domaine des STEM sont toujours très faibles au niveau mondial, soit moins de 20 % dans la plupart des régions du monde, souligne-t-elle. Les chiffres sont pires sur le continent africain. Pourtant, l’évolution technologique et la prospérité mondiale dépendent des capacités humaines dans ces domaines. »

Pour encourager la jeunesse africaine à s’intéresser aux STEM, l’Institut organise des séminaires pour les élèves du secondaire dans son centre d’incubation d’excellence, géré par Co-Creation Hub, un incubateur basé à Lagos. Ces séminaires initient les élèves à la conception de remodelages en 3D, à la robotique et à des systèmes interactifs capables de percevoir et de réagir à leur environnement.

Michael Oladunjoye, (dix ans), dit avoir appris l’existence des séminaires sur les STEM grâce aux réseaux sociaux. « Ces séminaires ont permis de faire prendre conscience aux élèves de leurs talents créatifs et les ont encouragés à s’orienter vers une carrière dans les STEM », relève-t-il.

L’Institut n’aurait pas pu trouver une meilleure terre d’accueil que le Nigéria. Le pays est une plaque tournante de la technologie en Afrique de l’Ouest et la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a choisi le Nigéria pour accueillir l’Institut au sein de l’une de ses grandes universités. Le financement de cet institut -l’un des cinq de l’université panafricaine- par la Banque africaine de développement en collaboration avec des partenaires du développement tels que Microsoft et le gouvernement du Nigéria, transforment l’éducation en dotant un plus grand nombre de jeunes de solides compétences en STEM, qui leur permettront de trouver des emplois décents.

Marykathleen Tambeayuk, 29 ans, qui prépare un doctorat en gestion de l’environnement, explique qu’avant de s’inscrire à PAULESI, son ambition professionnelle était simple : apporter des solutions durables aux problèmes environnementaux de son pays, le Cameroun.

« PAULESI m’a non seulement permis d’acquérir les connaissances nécessaires pour poursuivre mon objectif de carrière, mais a également élargi ma vision sur la manière d’y parvenir en me montrant l’importance et l’impact de la recherche pour obtenir une évolution positive dans mon domaine », explique-t-elle.

L’aspect le plus intéressant des études à l’Institut, selon elle, était les cours dispensés par des conférenciers venus de toute l’Afrique. « Ils nous ont permis de découvrir la réalité d’autres pays africains à travers le regard de personnes dont nous voulions nous inspirer sur le plan professionnel. ».

Source : BAD

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