Guinée : vers une hausse des tarifs de prestation des hôpitaux publics

(Guinée Eco)-Au cours d’une visite de terrain à l’hôpital national Donka, hier mercredi 24 mars, l’inspecteur général du ministère de la santé, Dr Damani Keïta a laissé entendre que les tarifs de prestation dans les structures de santé publiques vont être revu à la hausse. Une annonce faite dans la foulée de la récente déclaration du premier ministre Kassory Fofana qui a prévenu que les mois prochains seront difficiles en Guinée.

Déjà que le Président de la République lui-même a annoncé une prochaine hausse des prix des produits pétroliers après le mois de Ramadan qui pointe à l’horizon, on comprend aisément l’inquiétude chez les Guinéens suite à une éventuelle augmentation des tarifs de prestation des hôpitaux publics pendant cette période de double crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et d’épidémie d’Ebola en Guinée.

« Le ministère de la santé est en train de voir la tarification, c’est-à-dire les prix. En incluant les prix au niveau des structures de santé. Les prix qui ont été établis par le passé ont été faits depuis 2009. Ça, c’était avant l’avènement du professeur Alpha Condé. Et nous vous voyons aujourd’hui vraiment que les prix sont montés à tous les niveaux. Même au niveau des denrées alimentaires de première nécessité », explique l’inspecteur général du ministère de la Santé.

 « Donc nous allons faire une remise à niveau, une réaction de prix au niveau de nos structures de santé. Les structures à la base vont nous faire des propositions de prix que nous allons essayer de concocter ensemble pour sortir un outil qui puisse être à l’apanage de tous. Et chacun se retrouver dans le document de prix》, a jouté Dr Damani Keïta, avant de préciser que des missions de contrôles inopinées vont se rendre dans tous les services de santé du pays pour les besoins de la cause.

« Nous allons vérifier s’il n y a pas de surfacturation au niveau des structures sanitaires,  parce qu’on ne peut pas faire le privé dans le public. Nous sommes dans les installations publiques, et il faut que les gens respectent le serment d’Hippocrate, qu’ils comprennent que le secteur de la santé est social avant d’être lucratif », conclut–il.

Mamoudou Boulléré Diallo pour Guinee-eco.info  

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