Guinée : vers de l’informatisation du système de l’Etat-Civil

(Guinéeco.info)- L’atelier de validation de l’étude  de faisabilité de  l’informatisation du système de l’état civil en Guinée a ouvert ses travaux hier mercredi, 15 novembre 2017, à Conakry. La cérémonie d’ouverture a connu la participation des représentants de l’administration publique, de la société civile et des partenaires   techniques et financiers comme L’UNICEF et L’Union  Européenne.

C’est le ministre des postes télécommunications et de l’économie numérique qui a présidé le démarrage des travaux au nom du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Selon lui, l’objectif de cet atelier est de présenter les premières recommandations d’une étude de faisabilité qui a été faite sur l’informatisation de  l’état civil en Guinée. Il permettra en outre aux différents  participants d’émettre des avis, de faire des critiques et suggestions sur les études menées dans le cadre de la sécurisation des données de l’Etat-Civil.

« Il faut éduquer les populations  sur la nécessité d’enregistrer les enfants depuis leur naissance, documenter tout le cycle de vie de nos parents, la mort y compris étant la fin de cycle. Dans la culture guinéenne et africaine même après la mort on besoin de se souvenir de nos morts. Ces souvenirs ne peuvent être fiables que s’ils ont été documentés. Ces sont aussi ces mêmes documents qui permettront à l’Etats de pourvoir mettre en place une politique de développement socio-économique fiable », indiqué le ministre Diaby.

Selon le consultant en charge de l’étude de faisabilité de l’informatisation de l’état civil, Sidy Bounama TRAORE, cette informatisation des données de l’état civil aidera  l’État à identifier la population. «  Les titres permettent aussi au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation de disposer toute d’une panoplie d’actions qui vont lui permettre de mieux discuter avec les partenaires techniques et financiers et de bâtir un système d’information intégré interopérable», explique M. TRAORE

Le Directeur national en charge de  l’état civil au ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation se souvient que, dans un passé récent, l’enregistrement des actes se faisait avec le stylo à bille. « On était dans la pratique manuelle. Donc les registres été en papier. Et quant un fait d’Etat-Civil est enregistré avec le Bic et le cachet en tampon, cela ne garantit pas la fiabilité des documents », estime M. Ibrahima KABA.

En Guinée, l’analyse du système d’enregistrement des faits et statistiques réalisée en 2013 conjointement par le MATD, l’UNICEF et l’OMS a révélé que seulement 50% des enfants disposent d’un acte de naissance ; le taux d’enregistrement des décès est de l’ordre de 5%, tandis que celui des mariages estimé à seulement 8%.

Mamoudou Boulléré Diallo

 

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