Guinée: le Paludisme recule, mais continue d’être la première cause de consultations et de décès

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(Guinéeco.info)-En prélude à la célébration de la journée mondiale du paludisme, le ministère de la santé en collaboration avec le projet ‘’stop-palu’’ a animé ce vendredi, 21 avril 2017, à la maison de la presse de Coléyah une conférence de presse autour du thème : « Quels sont les progrès enregistrés dans la lutte contre le paludisme en République de Guinée, rôle et place du ministère de la santé et des partenaires pour en finir définitivement avec le paludisme ».

Dans son allocution de circonstance, le ministre de la santé, Dr. Abdourahmane Diallo, a indiqué que l’objectif de cette conférence est de profiter de la commémoration de la célébration de la journée mondiale du paludisme pour faire le point sur la situation du paludisme en République de Guinée.

Ainsi, il a rappelé que c’est pendant la conférence d’Abuja, en  2001, que la date du 25 avril a été retenue comme étant la journée Africaine du paludisme. Et, en 2007, à l’assemblée mondiale de la santé, la nature a changé un petit peu et la même date a été gardée mais, cette fois-ci, elle est devenue la journée mondiale du paludisme.

« Le paludisme continue à être la raison principale des consultations au niveau de nos structures sanitaires et, malheureusement, continue d’ être la première cause de décès également, puisque 23% de tous les décès sont attribuables au paludisme », a déploré le ministre de la santé avant de rappeler, qu’en 2012, Boké avait une prévenance de 24%, Labé 38%, Mamou 47%, Kankan 50% et N’Nzérékoré 59%. La prévenance nationale, souligne-t-il,  était de 44%.

Pour Dr Abdourahmane Diallo, la bonne nouvelle c’est que ces chiffres ont été nettement améliorés ces derniers temps. Il révèle qu’entre 2012 et  2017, actuellement, la prévenance nationale est passée de 44% à 15%, ce qui représente une réduction de 65% sur le plan national. La baisse la plus importante, affirme le ministre de la santé, a été notée à Kindia où elle est passée de 81% à 55%, à Boké, de 24% à 8%, Faranah, 66% à 25% et Kankan, de 50% à 19%.

« Les régions qui étaient dans la catégorie à haute transmission, c’est-à-dire Faranah, Kindia, Kankan et N’Nzérékoré ont changé de catégorie ;  elles sont toutes passées dans la catégorie des régions à transmission modérée. Et les régions, qui étaient dans la catégorie à transmission modérée, c’est-à-dire Labé et Boké, sont maintenant passées dans la catégorie à transmission faible’’ se félicite le ministre.

Et de conclure : « Au niveau stratégique, le ministère de la santé a mis en place un programme national de lutte contre le paludisme. Ce programme a bénéficié d’un appui considérable qui a eu un renforcement des capacités en termes de personnel. Il y a eu également la mise en place de plusieurs structures de coordination pour faciliter les différentes interventions, naturellement l’amélioration du cadre de travail avec tous qu’il faut comme logistique pour faire des visites sur le terrain et l’augmentation de la distribution des moustiquaires imprégnés ont permis au ministère d’obtenir tous ces résultats ».

Tafsir Bah

 

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