Guinée : les 70 ans des droits humains célébrés dans la défiance

(Guineeco.info): « L’égalité, la justice et la liberté préviennent la violence, maintient la paix et pérennisent  le  développement », estiment les promoteurs de droits humains qui étaient réunis hier lundi, 10 décembre 2018, au Palais du peuple, à Conakry, à l’occasion de la célébration des 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Activistes des droits humains évoluant en Guinée, représentants des institutions nationales et internationales, ministres guinéens de la Jeunesse, de la Justice, ainsi que celle de l’Action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance ont tour à tour rappelé à cette occasion combien la paix est importante.

Au nom des associations de défenseurs des droits de l’homme en Guinée, le doyen Malal DIALLO a exhorté les autorités guinéennes à prendre toutes les dispositions pour la promotion de la démocratie dans le pays. Il a vivement condamné la récente mesure du gouvernement Kassory Fofana d’’interdiction de toute forme de manifestation à caractère politique et social.

Comme du berger à la bergère, le ministre de la Justice, garde des Sceaux a tenu à répondre à l’activiste en ces termes.  «  Au nom du gouvernement je vais répondre au doyen Malal DIALLO. Il a été dit aussi que le droit de l’homme est un ensemble englobant beaucoup de choses. C’est le droit à la santé, à la liberté, la parité et l’égalité, l’autonomisation de la femme », a indiqué Me Cheick Sacko.

Et d’ajouter : « Voyez-vous, malgré tout, nous sommes quand bien même attaché à la paix. Mais il y a des apprentis sorciers qui ne veulent pas la paix dans notre pays. Dans les mois avenir, le gouvernement et l’Assemblée nationale vont élaborer et adopter une série de lois dont le Code civil. Grâce à l’adoption du Code pénal, par le parlement, 482 dossiers criminels ont été jugés en 2018.

Il a aussi abordé la question relative au droit à l’éducation, alors que les enfants guinéens sont privés de ce droit depuis l’ouverture des classes le 03 octobre par une grève syndicale. « J’invite les syndicalistes à mettre de l’eau de leur vin et de venir au tour de la table de négociations », exhorte le ministre Sacko.

Aux partenaires de la Guinéen, Me Cheick Sacko a lancé cette invite en guise de conseil. « Quand vous entendez que ce pays est difficile, je vous en supplie de fermer les oreilles. La Guinée n’est pas aussi difficile que nos pays voisins », assure-t-il. Mais sa réaction en dit long sur le climat de défiance qui règne entre les gouvernants et les activistes guinéens des droits humains.

Mamoudou Boulléré DIALLO

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