Guinée : La société civile à la recherche d’une popularité perdue

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L’accord résultant du récent dialogue politique inter-guinéen fait tout sauf l’unanimité au sein de l’opinion publique. Les acteurs de la société civile guinéenne, en particulier, sont nombreux à émettre des réserves sur le document qu’ils ont pourtant paraphé à la Primature.

‘’Les citoyens guinéens retiendront qui sont les vrais coupables de ce coup de force’’, a estimé Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CnoscG), s’exprimant, ce mardi 18 octobre, sur les ondes une radio locale. Nonobstant le fait que la Société civile a signé, sous réserve, l’accord controversé du 12 octobre, M. Kourouma n’est pourtant pas enthousiaste.

 ‘’Notre rôle c’est l’alerte, l’interpellation et la proposition’’, rappelle-t-il, non sans souligner l’existence de voies de recours qu’il ne faut pas minimiser.  Il indique que si l’Assemblée nationale est la représentation du peuple, elle doit agir dans l’intérêt de celui-ci.

‘’Je fonde l’espoir  que si toutes   les opinions défavorables à ces accords se coalisent il n’y a pas de raison que l’accord soit rétorqué’’, poursuit-t-il.

Et d’ajouter : ‘’Comme on le sait, l’article 134, 136 de la Constitution et suivant disposent que les collectivités locales ou décentralisées sont administrées par des conseils élus. Il se trouve que les conseils et les distincts sont des sections des collectivités, il n’y a pas de raison pour que cette contradiction dans la Constitution ne soit pas bloquée par la Cour constitutionnelle’’.

Le président du Cnoscg révèle par ailleurs avoir  lancé une plate-forme dénommée ‘’débout citoyen’’ qui, espère-t-il, collectera  deux millions de signatures.

En dépit du fait que les politiques l’aient devancé dans ce cadre, Dansa Kourouma jure que ceux-ci  ne peuvent pas collecter  les deux millions de signatures sans que ‘’la société civile et les collectivités ne soient dedans’’.

Autant dire qu’après ses moments de gloire passés,  la société civile guinéenne, assez décriée de nos jours pour son laxisme, entend redorer son blason. Pour ne pas dire qu’elle est à la recherche dune légitimité.

Salim Diallo

 

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