Festivités du 8 mars : l’appel de Colonel M’mahawa Sylla à ses compatriotes

(Guinéeco.info)-Dans la ferveur des festivités de la Journée internationale des femmes, célébrée hier jeudi, 08 mars 2018, au Palais du peuple, la secrétaire adjointe du Conseil Supérieur de la Défense, colonel M’mahawa Sylla, également présidente de l’Association des femmes militaires de Guinée a accordé un entretien à un reporter de votre journal économique en ligne.« On a dit la femme et non femme militaire ou civile. Donc nous, femmes militaires, nous sommes très contentes de participer à la célébration de la Journée internationale des femmes », a indiqué Colonel M’mahawa Sylla. Pour elles, les femmes militaires tout comme les femmes civiles doivent s’inspirer des anciennes gloires qui ont réussi à laisser leurs noms dans les annales de l’histoire de l’humanité.

« J’exhorte les jeunes femmes à suivre l’exemple des ainées. Continuer à se former afin de percer. Parce que ce n’est que par la formation, l’abnégation  qu’on arrive à percer et c’est le même message que je passe à nos sœurs civiles de se lever et de faire quelque chose pour subvenir à leur besoin car tous les métiers sont bons si c’est dans la légalité », a conseillé la présidente des femmes militaires.

Elle estime que chaque femme peut faire quelque chose, que ce soit le commerce ou un métier. « Tout le monde ne peut pas être dans l’administration. Ce que chacune peut faire là où elle est, elle n’a qu’à essayer de se lancer là-dedans pour ne pas dépendre entièrement de l’homme », ajoute-t-elle.

Colonel Sylla fait remarquer que les choses ont changé par rapport à la manière de célébrer la fête de femme en Guinée. Dans les temps, explique, ce n’était pas la moitié du Palais du peuple qui fêtait le 08 mars. Mais aujourd’hui, déplore-t-elle, on a pris à peu près la moitié de la cour du Palais, parce que le contexte socioéconomique ne s’y prête pas.

A la question de savoir comment elle concilie son service militaire et sa vie de femme au foyer, le colonel M’mahawa répond sans détour : « C’est une planification en équipe, avec ma famille. Chacun sait ce qu’il fait avant de se rendre à son lieu de travail.»

Bouclant notre entretien, la présidente de l’Association des femmes militaires de Guinée a prôné la paix et l’entente entre les Guinéens. Elle qui a été de la campagne ivoirienne dans le cadre d’une mission des Nations-Unies estime qu’on ne peut pas savoir qu’on est bien dans la paix sauf quand on prend un sac pour se rendre chez les autres en fuyant la guerre chez soi.

 Tafsir Bah

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