Sortir du guêpier

(Guinéeco.info)-Mouhamadou Bouhari, le tout nouveau président nigérian a promis de faire de la lutte contre Boko Haram une priorité de son mandat. Le président tchadien, Idris Debis Itno, a juré, lui aussi d’en finir avec ce groupe terroriste qui secoue le grand Nigeria et ses voisins. Cependant, malgré une coalition internationale de plus de 8000 soldats, Boko Haram, qui a fait allégeance à l’Organisation Etat Islamique continue de semer la terreur en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Récemment « La Province d’Afrique de l’Ouest », nouveau nom du groupe terroriste nigérian a revendiqué deux attentats kamikazes quasi-simultanés qui ont frappé, samedi dernier, le marché central de Ndjamena (15 morts), la capitale tchadienne et Maiduguri, une ville nigériane, qui a enregistré deux morts. SCarte mondiale du terrorismei les deux bilans différent largement, le mode opératoire utilisé reste toujours le même. D’où l’extrême vigilance qui doit être de mise dans les pays qui ont déclenché une croisade contre Boko Haram.
Sauf que le groupe terroriste menace d’étendre son rayon d’action meurtrière dans des pays jusque-là insoupçonnés : La Côte d’Ivoire et la Mauritanie. Il veut faire payer aux pays d’Alassane Ouattara et d’Abdoul Aziz leur engagement militaire contre les islamistes qui opèrent dans le Nord-Mali. La Guinée, n’ayant pas été expressément, est donc avertie. Puisque le pays a envoyé un contingent au niveau de la Mission des Nations-Unies pour la stabilisation du Mali, son grand voisin du nord.
Connaissant la fragilité dans laquelle se trouvent nos Etats, c’est le lieu d’en appeler au sens élevé de responsabilités de nos dirigeants pour qu’ils fassent œuvre utile dans le combat contre les terreaux fertiles du terrorisme. On le sait, le manque d’emplois, de justice sociale, d’équité dans la répartition des richesses nationales et les problèmes de conquête et de gestion du pouvoir politique sont pour beaucoup dans la facilité avec laquelle les réseaux terroristes recrutent sous les tropiques.
Et puis que l’on s’achemine allègrement vers une fin année électorale plus ou moins risquée en Guinée, en Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et de Navarre, il y a bien des soucis à faire dans cette sous- région ouest africaine en proie à bien des difficultés. C’est le cas notamment de l’épidémie hémorragique à virus Ebola qui continue de faire des victimes humaines dans l’espace de l’Union du Fleuve Mano : Liberia, Sierra Leone Guinée, et de désarticuler les économies de ces pays.
Avec les milliers de morts qu’on enregistrés du fait d’Ebola, il serait loisible de nous épargner de la liste déjà très longues de victimes de Boko Haram, devenu un vrai casse-tête pour les Africains. Les Organisations internationales doivent jouer leur partition pour freiner l’élan suicidaire des terroristes de tous poils.
Bachir Sylla (In La République)

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