Dialogue politique inter-guinéen : L’opposition est d’accord sur ses propres désaccords

(Guineeco.info)-A la neuvième journée du dialogue politique inter guinéen, le jeudi 6 octobre, la mouvance présidentielle et opposition guinéenne sont tombées d’accord sur le couplage des élections communales et communautaires en perspective.

‘’Nous sommes convenus qu’il serait organisées les élections communales, mais celles-ci intégreraient les élections des districts et quartiers », a indiqué Aboubacar Sylla, porte-parole de l’opposition républicaine au sortir d’une journée de négociations tendues.

 Ce qui n’est pas du goût de Dr Faya Millimono, président du Bloc Libéral (BL, opposition). Lequel estime que cet accord constitue une ’’violation flagrante’’ de la loi. Pour marquer davantage sa désapprobation face à cette situation, celui qui est venu quatrième à la présidentielle d’octobre 2015, a tout simplement claqué la porte du dialogue politique en cours au Palais du Peuple à Conakry. Sans autre forme de procès.

Ces moments de turbulences que vit l’opposition républicaine risque même de voir le sieur Millimono mettre fin, et, de façon  définitive, au ‘’bail’’ qui le lie à  l’Ufdg de Cellou Dalein Diallo et autres partis alliés. Déjà, il a confié à une radio privée de la place que des consultations  seront bientôt lancées par son parti pour juger de l’intérêt de rester ou non avec l’opposition républicaine.

En réaction à cette décision,  c’est au sein de la principale formation politique de l’opposition  qu’une voix discordante s’est élevée pour contredire les arguments brandis par le leader du BL. Il s’agit de celle du tonitruant député Ousmane Gaoual Diallo qui jure que ces accords ne constituent aucunement une violation des textes de loi en vigueur en Guinée. « J’étais extrêmement surpris de la sortie de Dr Faya Millimono, parce que l’accord qui est en vue n’est pas contraire à la loi. Il ne viole pas les dispositions légales…il n’y a aucune disposition dans nos textes de lois qui dit qu’il faut coupler les élections communales aux élections locales», a-t-il, pour sa part, juré, à africaguinée.com

«Le consensus ne veut pas dire l’unanimité. Sur plus de 160 partis politiques, s’il y a une ou deux voix discordantes, je crois que c’est tout à fait normal. Car, c’est l’exception qui donne de la valeur à la règle», argumente de son côté, l’ancien ministre de la Communication, Alhoussein  Maakanéra Kaké, dans un entretien accordé à un site d’info guinéen.

C’est dire que l’opposition républicaine est d’accord sur ses propres désaccords.

Salim Diallo

 

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