COVID19: Moussa Yéro BAH rassure sur son état et celui des six autres journalistes en traitement

(Guinée Eco)-Depuis qu’elle à été testée positive au COVID19, jeudi 2 avril 2020, la journaliste et activiste des droits humains Moussa Yéro BAH ne cesse de se montrer forte, rassurant ainsi ses collègues, ses amis et parents proches. Elle rassure également sur l’état des six autres journalistes actuellement sous traitement à Donka

En ce début de semaine, la Guinée compte 128 cas confirmés au coronavirus dont cinq guéris et zéro décès. Parmi les patients, sept journalistes, trois du groupe HADAFO MEDIAS (Moussa Yéro BAH, Aboubacar DIALLO et Mohamed Mara), Lamine Mognouma Cissé de la radio Djigui, Mamadou Oury Diallo du groupe Gangan, Oumar Camara de Nostalgie fm et Boubacar Sanson BARRY administrateur général du site ledjely.com ainsi que deux ministres et plusieurs anonymes. Alors que l’angoisse grandit dans la cité, dame Moussa Yéro BAH espère qu’elle et ses collègues vont quitter le centre de traitement au bout de 14 jours d’internement.

Visiblement sereine, elle a, en tout cas, tenu à rassurer en ces termes dans l’émission spéciale dédiée à la chaîne de solidarité contre le COVID19 sur Hadafo médias : «  ça va par la grâce de Dieu.  C’est vrai qu’Aboubacar DIALLO, qui était déjà malade quand on venait d’être testés, était un peu secoué, mais ça va, il tient le coup comme tous les autres d’ailleurs. Mohamed Mara qui nous a rejoints en dernier lieu. Mais ça va, ça va nous tenons le coup. Nous sommes là et on reçoit trois visites quotidiennes par les médecins. Ici nous prenons les médicaments comme ils nous les donnent. On espère que d’ici à la fin de deux semaines d’observation les choses vont bien se présenter pour qu’on puisse être testés négatifs. C’est ça l’espoir qu’on a », souhaite dame Moussa Yéro BAH.

Evoquant le traitement auquel ils sont soumis, la journaliste des Grandes Gueules témoigne : « Les autres sont soumis à la chloroquine et à la nutronicine. Moi, vu mon état, on me donne du currame500, qui est une association d’antibiotiques, parce que l’autre association n’irait pas avec moi, à cause de ma grossesse. Et comme vous le savez je suis asymptomatique…Et donc, quand je prends les produits, il n’y a  pas de mauvaise réaction comme chez les autres », explique-t-il. De son propre constat,  Moussa Yéro BAH se félicite qu’il n y ait pas de cas graves de patients du COVID-19 en Guinée. « La chance qu’on a, c’est que la Guinée ne connait pas des cas très graves, comparativement aux autres pays où y-a des cas vraiment critiques. Et puis les gens qui sont là, rares sont les personnes qui ont d’autres pathologies, à part Hadja Rabiatou Serah Diallo, qui est diabétique », souligne-t-elle.  

Faisant siennes les remarques des médecins spécialisés, elle affirme que, le plus souvent,  quand un malade au covid-19 n’a pas d’autres pathologies qui puissent compliquer sa maladie, il s’en sort plutôt bien.  « Et nous qui sommes là on pas d’autres pathologies associées par exemple le diabète, l’ashme ou autres qui pourrait vraiment compliqué la prise en charge… Quand c’est simplement le COVID19 c’est encore facile. Et donc tous les gens que nous voyons ici, ce des gens qui viennent d’eux-mêmes, apparemment bien portants. Comme moi je l’ai fait, j’ai pris ma voiture dans l’espoir que j’allais repartir m’auto-confinée. Ils m’ont : « non vous restez ici ». Beaucoup de personnes sont venues dans les mêmes circonstances », conclut Moussa Yéro BAH, avec le moral haut comme à ses habitudes.

Mamoudou Boulléré DIALLO

2 Comments
  1. Binta Barry says

    Courage aux peuple de Guinée à nos braves journalistes nous vaincrons ce maudit virus merci guinee-eco.info pour le professionnalisme courage à votre équipe également la situation de la presse dans cette période est assez critique

    1. Bachir Sylla says

      Merci Binta. Votre message nous va droit au coeur

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