Conakry : ouverture d’un atelier national sur la problématique de barrages de Garafiri et de FOMI

(Guineeco.info)-Du 4 au 5 septembre 2018, des acteurs guinéens et étrangers évoluant dans le secteur de l’eau  discutent autour de grands barrages de la sous-région ouest-africaine, notamment ceux de Garafiri et de FOMI. La rencontre se tient à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Elle est l’œuvre de l’Initiative pour la Perspective Économique et le Développement Durable IPED en collaboration avec la coalition Wasth Guinée.

Les risques et impacts économiques,  et la présentation de directive de la CEDEAO relative au développement des grandes infrastructures hydrauliques de l’Afrique de l’Ouest ont été faites au cours de la première journée. Aux côtés des experts guinéens de l’IPED, c’est Monsieur Joshua Klemm et Madame Rudo Sanyanga tous représentants de l’International Rivers qui apporté aussi leurs expertise aux participants.

Ils ont exposés sur les risques et impacts économiques, environnementaux, la perte de pêche des espèces riveraines, la perte des zones humides, mais aussi des dépenses, les coûts, l’endettement, la vulnérabilité à la corruption, l’inondation et les conflits entre les communautés d’accueil et les porteurs du projet souvent lié aux compassions.

Bien que la Guinée soit détentrice d’une importante quantité d’eau, les spécialistes réunis à cet effet font remarquer qu’elle subit une forte agression de ses ressources en eau.
La coupe abusive de bois et les activités comme la briqueterie sont pointées du doigt.
Les participants se sont préoccupés du retard d’applicabilité de textes de lois dans la sous-région ouest-africaine. Ils ont posé des questions relatives à la santé de population environnante, au changement climatique, et à l’implication de population impactée dans le processus ainsi que la vulgarisation du contenu des rencontres concernant leurs localités.

Les organisateurs, souhaite formuler de plaidoyer auprès de décideurs pour endiguer le phénomène. « Notre objectif est de contribuer au développement harmonieux des Etats membres à travers la mise en œuvre d’un dialogue sur les infrastructures du secteur de l’eau », explique l’ingénieur Hafiziou Barry membre d’IPED. Il admet tout  de même qu’il reste beaucoup à faire, pour réussir le pari.  Madame Diallo Mariama Ciré, membre d’IPED, précise que des actions administratives sont en perspectives en faveur de l’eau. Elle en invite les guinéens à une prise de conscience.

Mamoudou Boulléré Diallo

Leave A Reply

Your email address will not be published.