Conakry: Lancement officiel du Diafin 2, un forum de haut niveau sur l’inclusion financière en Guinée et en Afrique

(Guinée Eco)-Le premier ministre guinéen, Ibrahima Kassory Fofana, a lancé ce mercredi 27 novembre 2019, dans un réceptif hôtelier de Conakry, la deuxième session du Dialogue sur l’inclusion financière (Diafin 2), une rencontre de trois jours devant permettre aux différentes parties prenantes d’échanger autour de l’état des lieux, des progrès, des défis et l’innovation en cours en matière de digitalisation et d’inclusion financière en Guinée et en Afrique.

Organisé par la Banque centrale de la République de Guinée, dont le Gouverneur, Dr Louncény Nabé, assure pendant deux ans la Présidence tournante l’Initiative africaine pour les politiques d’inclusion financière (AFPI), le Diafin 2 porte sur « Inclusion Financière et Entreprenariat des Femmes et des Jeunes ». Un thème que le PM juge guinéen d’actualité et cher au Président Alpha Condé qui a dédié se second quinquennat aux jeunes et aux femmes.

Evoquant les résultats d’une récente étude, M. Kassory Fofana fait remarquer que sur une population adulte de six millions et demi de Guinéens, seulement 10% avaient un compte bancaire en 2014. Avec la percée du mobile money, le taux d’accès aux services financiers aurait atteint 23, 5% en Guinée à ce jour. Ce qui, malgré tout, est encore loin du niveau atteint (42%) par le Sénégal, le Rwanda ou le Kenya, déplore le Premier ministre Fofana avant d’affirmer que l’inclusion financière est une dimension essentielle dans le développement économique d’un pays.

« Les banques centrales ont un rôle important à jouer dans la régulation du secteur financier », estime M. Kassory Fofana, qui s’est évertué à magnifier les actions du gouvernement guinéen au cours de la dernière décennie. Selon lui, le PIB de la Guinée a été doublé ces dernières années, le secteur minier du pays a été relancé et l’attractivité économique retrouvée. Toutefois, il indique que 60% des Guinéens sont pauvres et 30% vivent dans l’extrême pauvreté.

C’est inverser cette donne que le gouvernement guinéen et ses partenaires techniques et financiers comme la Banque Mondiale et la Banque africaine de développement ont cru bon de mettre en place l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), l’Agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC) et d’autres instruments comme les Mutuels des femmes africaines et les politiques de contenu local instaurer dans le secteur minier. Pour le premier ministre, l’inclusion financière sera la colonne vertébrale de l’ANIES.

S’exprimant avant le Premier ministre, le Gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée s’est réjoui de la forte mobilisation des membres du gouvernement à cette cérémonie. « Quand la Banque centrale organise en événement, les ministres sont heureux de participé », se félicite Louncény Nabé. « Ils sont obligés », rétorque une voix, suscitant des éclats de rire parmi les participants composés d’entrepreneurs, de chefs d’entreprises, de hauts cadres de l’administration, des partenaires techniques et financiers, d’experts, de chercheurs et de de journalistes.

A ces différents invités de marque, Dr Louncény Nabé a lancé cet appel : « Nous souhaitons tirer meilleure partie de vos expériences et de vos expertises ». Il a par ailleurs souligner le rôle des banques centrales dans la régulation du secteur financier, notamment dans la recherche du juste équilibre et la prévention des risques.

La cérémonie d’ouverture a été également l’occasion pour Mme Mariam Tendou Kamara, Directrice Générale de Baantou de remercier tous les partenaires de son agence qui contribuent à la tenue correcte de cet événement.

Bachir Sylla

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