Affaire KPC contre Thierno Bah : le procès en appel a débuté lundi à Conakry

(Guinéeco.info)-Le procès en appel dans le dossier relatif au chantage et à la diffamation qui oppose l’ancien journaliste Thierno Mamadou Bah à l’opérateur économique,  Kerfalla Person Camara, alias KPC, s’est ouvert lundi, 05 juin, à la Cour d’Appel de Conakry.

A cette première audience, le prévenu, Thierno Mamadou Bah, a rejeté du revers de la main les charges qui pèsent contre lui, arguant avoir tout juste cherché à aider un ami qui s’est confié à lui.

Pour Me Pépé Antoine Lamah, l’avocat de KPC,   Thierno Mamadou Bah a usé de son droit le plus absolu de relever appel contre la décision qui l’a condamné en première instance. « Nous aussi, à notre tour, nous avions relevé appel contre cette décision », a-t-il précisé.

« Après avoir entendu les motifs d’appel soulevés par la défense nous avions égrené  nos deux motifs d’appel à savoir : nous n’étions pas satisfait de la décision du fait que le délai de diffamation reproché à M. Thierno Mamadou Bah a été  écarté. Nous n’étions pas également d’accord avec cette décision, du simple fait que nous avions demandé vainement que la décision  intervenue soit diffusée dans quatre journaux de large diffusion tant en Guinée qu’à l’étranger  et très malheureusement  sur ces deux points le Tribunal de première instance de Dixinn nous a déboutés de nos prétentions », ajoute-t-il.

Me Lamah s’est dit convaincu que les difficultés auxquelles le prévenu s’est confronté sont liées au fait qu’il a voulu simplement s’inscrire dans une dénégation systématique devant l’évidence. L’avocat de KPC parie que la   culpabilité de Thierno Ban, encore une fois, ne sera pas écartée et que les prétentions de la partie civile qui n’ont pas été prises en première  instance seront considérées par la Cour d’Appel de Conakry.

Me Salifou Béavogui, l’avocat de l’ancien journaliste reconverti en politicien, a rappelé que son client a été condamné en première instance pour tentative d’escroquerie et de chantage, en vertu de l’article 18 du Code pénal guinéen. « Ainsi, les débats ont été repris aujourd’hui à la cours d’Appel de Conakry et dans nos questionnaires nos avons démontré  que les emails qui avaient été échangés entre M. Bah et M.KPC ne pouvaient être considérés, en aucune manière, en tout cas  par des juristes bien avertis, comme étant une tentative de chantage »,  a-t-il explique. Selon lui, Thierno Bah et KPC se sont écrits amicalement et tout se limitait là. Il a fallu, dit-il, l’intrusion d’un organe de presse proche de l’homme d’affaires faisant allusion à des sextapes pour qu’on en arrive là.

Me Béa a fustigé le comportement que ce média qui se serait engagé à salir son client, de le trainer dans la boue et de souiller son honneur.  « Dans ce dossier, il n y a pas eu de tentative de chantage ni de diffamation parce que mon client n’a rien demandé à KPC. Les deux se sont rendus service mutuellement deux ans avant qu’ils ne se retrouvent », souligne l’avocat de Thierno Mamadou Bah.

Les deux parties ont rendez-vous le 19 juin prochain pour la plaidoirie des avocats et le réquisitoire du Parquet.

Tafsir Bah    

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