Adesina joue son va-tout à tête de la Banque africaine de développement

(Guinée Eco)-Le Nigérian Akinwumi Adesina, candidat à sa propre succession à la tête de la Banque africaine de développement pour un second mandat, fait face une crise interne qui risque de lui porter préjudice. Celui qui a pourtant le soutien de son pays, de la CEDEAO et de l’Union Africaine joue actuellement son va-tout pour s’extraire des griffes de ses adversaires qui l’accusent entre autres de favoritisme dans les nominations au sein de la Banque.

Face aux accusations assez rependues dans la presse internationale contre lui, l’ancien ministre de l’Agriculture du Nigeria ne reste pas les bras croisés. Dans un communiqué de presse transmis à notre rédaction par le Service de communication de la BAD, Adesina dit être impressionné par le soutien qu’il bénéficie à travers le monde. Il dit avoir une confiance absolue dans l’intégrité de la banque qu’il dirige et dans ses systèmes, règles et procédures de gouvernance.

« Malgré les tentatives sans précédent de certains de ternir mon image, et de porter préjudice aux procédures de gouvernance de la Banque, je clame mon innocence face aux allégations mensongères qui cherchent injustement à porter atteinte à mon honneur et à mon intégrité, ainsi qu’à la réputation de la Banque africaine de développement », écrit-il avant d’indiquer qu’il apprécie sincèrement le soutien des Actionnaires de la Banque.

Face aux épreuves qui se dressent devant lui, il dit s’inspirer de ses héros que sont Nelson Mandela, Kofi Annan « dont les vies ont montré que c’est dans la douleur que l’ont grandit ». Et de citer Martin Lutter King Jr en ces termes : « l’arc de l’univers moral est long, mais il se penche vers la justice ».

« Je suis convaincu que des processus équitables, transparents et justes, qui respectent les règles, procédures et systèmes de gouvernance de la Banque, ainsi que l’Etat de droit, prouveront en fin de compte que je n’ai pas enfreint le code éthique de cette institution extraordinaire », clame encore le président de la BAD.

Convaincu de tout cela, l’homme affirme qu’il continuera à travailler avec chaque actionnaire de la Banque pour faire en sorte que celle-ci préserve sa réputation « durement acquise à l’échelle mondiale ». Mais il faudra davantage que des mots pour rassurer les Etats-Unis d’Amérique, deuxième actionnaire de la BAD derrière le Nigéria, qui exigent une enquête indépendante sur des cas présumés de violations de règles en matière de recrutement, de rémunérations et de passations de marchés sous sa présidence.

Bachir Sylla pour Guinee-eco.info  

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