Rideaux sur la deuxième édition du Dialogue sur l’inclusion financière en Guinée et en Afrique

(Guinée Eco)-Les lampions se sont éteints hier jeudi, 28 novembre 2019, sur la deuxième édition du Dialogue sur l’inclusion financière en Guinée et en Afrique. Selon les organisateurs, ce forum de deux jours a tenu toutes ses promesses. C’est du moins ce qu’a assuré le Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, Dr Louncény Nabé, à la cérémonie de clôture de cet événement qui a connu la participation de représentants d’institutions financières nationales et internationales, du secteur public et privé, de la société civile et des médias guinéens et étrangers.

Au cours de deux jours d’intenses travaux, le Diafin 2 a été ponctué de cinq panels animés par des panélistes triés sur le volet, suivant leurs expériences et leurs expertises dans le domaine des services financiers traditionnels et modernes. Le tout sous la modération de personnalités de premier plan, notamment le ministre Directeur de cabinet de la Présidence de la République, Ibrahima Kalil Kaba, l’ex premier ministre, Mamady Youla et l’ancien Directeur général de la Compagnie des bauxites de Guinée, M. Kémoko Condé.

Prononçant le mot de clôture, le Gouverneur de la Banque Centrale a estimé que l’objectif  de ce Diafin 2 a été largement atteint. Parce qu’il était question, dit-il, au cours de cette rencontre de provoquer des échanges et des débats pour parvenir à des conclusions sous formes de conseils et des recommandations.

Dr Louncény Nabé a remercié toutes les parties prenantes à ce dialogue, notamment l’AFPI, le FMI, la Banque mondiale, le PNUP, le FENU, de la BCEAO, de l’AMAO et autres, qui contribuent à la vulgarisation de la notion et de la pratique de l’inclusion financière en Guinée. Il a salué la participation des représentants des banques centrales de la Sierra Leone, du Libéria, du Ghana, de la Tunisie et de la Tanzanie à ce rendez-vous de Conakry. Il a également salué la présence remarquable des journalistes africains comme Marie-Roger Biloa d’Africa International, Amobé Mévégué de France 24, Christian Eboulé de TV5 Monde et Raphaelle Constant de RFI.

Le gouverneur de la BCRG dit avoir noté au cours des échanges que les problèmes d’accès aux services financiers sont importants, mais que celui-ci n’est qu’une étape. Pour lui, faudrait continuer à faire des populations concernées des véritables acteurs de la finance, en commençant par les associer et faire d’elles leurs acteurs de leur propre succès.

 « Il faut, comme d’autres pays l’ont fait (la Malaisie par exemple), créer des structures étatiques chargées d’accompagner les entrepreneurs pour asseoir leur qualité d’entrepreneurs avant de prétendre à un crédit auprès d’une institution financière, parce que les institutions financières comptent sur un certain vécu », estime Nabé.

Et d’ajouter : « J’ai noté aussi que pour que l’entrepreneuriat établi se consolide, il faudrait qu’il y ait des marchés. Et pour un grand nombre d’activité, le marché premier est produit par le gouvernement. Le gouvernement doit faire face à ces entrepreneurs en les soutenant d’abord pour prendre leur envol, mais aussi à installer leurs succès dans la durée.

Aux cris de cœur qui ont été prononcés à au cours de ce Diafin 2, à l’endroit de la Banque centrale et des institutions financières, il répond : « Nous vous avons entendus ! » Cependant, il affirme que cette rencontre de deux jours a permis à son institution de savoir que sur un certain nombre de questions elle est dans la bonne direction et que celle-ci sera maintenue et consolidée.

« Pour ce que nous ne pouvons pas faire, nous allons nous faire les avocats, en tout vous pouvez compter sur notre entremise auprès du gouvernement pour les questions afférentes à l’accompagnement, à la consolidation de cet accompagnement, tant il est vrai que si les institutions financières peuvent jouer leur rôle, mais il y a un rôle qui doit jouer en amont par l’administration.

Il a insisté par ailleurs sur le cercle vertueux que l’inclusion financière doit créer. « Il faut créer, par le biais de l’accompagnement et l’éducation financière, un cercle vertueux de personnes qui, comme l’a dit quelqu’un, peuvent épargner, prétendre crédit, investir et avoir des revenus pouvant être drainés vers le système financier qui peut faire confiance et donner des crédits »

Bachir Sylla

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